PRISES DE POSITION OFFICIELLES

Les médecins valaisans recommandent de rejeter l'initiative sur le génie génétique
Prise de position du Rectorat de l'Université de Genève
Le comité de la LSC (Ligue Suisse contre le Cancer) se prononce contre l'initiative
L'industrie alimentaire dit clairement "Non"!
La fédération des Eglises protestantes (FEPS) recommande le rejet de l'initiative
Prise de position du comité de la SVS
Lettre ouverte à la direction du PSS
Dissidence chez les écologistes
Le PS vaudois s'oppose au grand frère socialiste
Résolution de la CIMS
Prise de position de l'AEMG
USP: L'avis du président Marcel Sandoz
Les employés de l'industrie chimique rejettent l'initiative
Fédération des sociétés suisses d'employés et le PS jurassien ont optés pour la liberté de vote sur l'initiative
USP: Non à l'initiative pour la protection génétique (17.02.98)
Le comité opposé à l'initiative réunit ses meilleurs artilleurs
Justice et Paix rejette l'initiative
Le Parti libéral apporte son soutien à la recherche génétique
Cent trente-huit parlementaires fédéraux font feu contre l'initiative
Le Fonds national s'oppose à l'initiative
Universitaires opposés à l'initiative
Fédération romande des consomateurs: Non à l'initiative, mais urgence législative
Commission de l'Association suisse des hémophiles
Comité "Génie génétique, un don de la nature

 

 

Justice et Paix rejette l'initiative
L'initiative pour la protection génétique ne répond pas suffisamment aux exigences de la responsabilité éthique. L'initiative pour la protection génétique ne résout pas les problèmes actuellement urgents, mais au contraire risque de bloquer des améliorations. En outre elle n'apporte pas de contribution efficace à l'élaboration d'un génie génétique utile à l'homme et à l'environnement. Elle ne peut donc pas être recommandée à l'approbation du citoyen. Elle ne répond pas suffisamment aux exigences de la responsabilité éthique.

Génie génétique et éthique. Justice et Paix Texte 04.1997

 

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Le Parti libéral apporte son soutien à la recherche génétique
Le Parti libéral suisse (PLS) n'a pas l'ombre d'un doute sur la nécessité de recourir aux techniques génétiques pour améliorer le niveau de santé de la population. Samedi à Berne, mais en l'absence d'une bonne partie de ses délégués vaudois retenus par une assemblée électorale cantonale, il a décidé, à l'unanimité, de recommander le rejet de l'initiative populaire "pour la protection génétique".

Ces dernières semaines, le débat autour du génie génétique a accordé plus d'importance au contenu de l'assiette qu'au lit d'hôpital. Cela s'explique par l'émotion provoquée, surtout outre-Sarine, par le feu vert donné début janvier au maïs transgénique de Novartis. Pour le Parti libéral, l'essentiel n'est pourtant pas là. " La campagne est faussée parce qu'on parle de tomates, de maïs, de sauvegarde de l'agriculture ", dénonce le conseiller aux Etats vaudois Eric Rochat.

Et c'est un scientifique, le professeur Bernard Rossier, doyen de la Faculté de médecine de l'Université de Lausanne, qui a mis en lumière samedi les avantages que la recherche génétique apporte dans le domaine de la santé. Imaginons que cette recherche ait été interdite il y a vingt ans dans le sens voulu par l'initiative populaire : certains médicaments tels que le vaccin contre l'hépatite B, l'insuline humaine ou l'interféron (utilisé contre la sclérose, l'arthrite, la leucémie ou l'hépatite C) n'auraient tout simplement pas pu être développés en Suisse.

Garde-fous nécessaires Tout le monde admet cependant que des garde-fous sont nécessaires. A cet égard, le contre-projet indirect " Genlex " proposé par le Conseil fédéral, qui entraîne la modification d'une dizaine de lois fédérales et la création d'une Commission d'éthique, satisfait les délégués du PLS.

Mais, comme le relève la Genevoise Barbara Polla, " les gens ont peur et ils faut prendre ces peurs au sérieux. Nous devons démythifier les techniques génétiques, que l'on a toujours utilisées pour les produits agricoles, par exemple en faisant des greffes". Pour cela, les délégués du PLS considèrent qu'une information précise et complète de la population doit être faite jusqu'à la votation populaire.

Journal de Genève, 19.01.1998

 

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Fédération romande des consomateurs: Non à l'initiative, mais urgence législative.
La Fédération romande des consommateurs ne soutiendra pas l'initiative «pour la protection génétique», mais à une condition impérative : que l'ensemble des modifications législatives concernées soient sous toit à l'heure du vote.

Malgré que la FRC juge l'intention des initiants de compléter l'art. 24 novies de la Constitution comme fondée, elle ne soutiendra pas l'initiative «pour la protection génétique». Elle lui reproche de recourir à des interdictions sans nuances pour remédier aux incertitudes et aux lacunes législatives concernant l'utilisation du génie génétique. Interdictions qui pourraient bloquer définitivement des projets parfaitement défendables, en accord avec ce que peuvent vouloir les consommateurs. Interdictions qui auraient des répercussions très lourdes pour la recherche en Suisse et pour l'économie.

Mais cette initiative a le mérite d'être un puissant levier politique pour faire avancer le processus législatif sur le génie génétique. Comme l'a reconnu le Parlement en acceptant la motion Gen-lex, il s'agit de combler dans les plus brefs délais les lacunes existantes.

La FRC regrette vivement qu'il n'y ait pas de contreprojet sous forme d'une loi-cadre, assurant la coordination et la cohérence des textes de loi multiples qui traitent directement ou indirectement de génie génétique. A défaut, elle estime indispensable que l'ensemble des compléments législatifs que le Parlement a mis dans la balance ait abouti avant la votation. Les consommateurs ne peuvent accepter qu'une technologie aussi neuve, complexe, aux incidences aussi importantes et non sans risques se développe avant que le filet de sécurité ne soit tendu.

Lise Ferrari, présidente de la FRC, Newsletter « genetic.ch » N°2, novembre 1997

 

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Le Comité de la Commission médicale de l'Association suisse des hémophiles a pris nettement position contre l'initiative dite "pour la protection génétique" et recommande à tous ses membres de la combattre activement, pour les raisons suivantes:

  • Nous considérons que la loi valable depuis 1992 offre suffisamment de protection contre les déviances possibles du génie génétique et que d'autres limitations ne sont, par conséquent, pas nécessaires.
  • Les hémophiles profitent déjà aujourd'hui de bien des aspects de cette technologie. Des avantages considérables peuvent encore en résulter à l'avenir. Mais les limites posées par l'initiative aboutiraient à stopper les recherches en Suisse puisqu'elles ne pourraient pas être poursuivies sans expérimentation animale.
  • La nouvelle loi pourrait même, selon le type des nouvelles méthodes, p.ex., pour un traitement génétique ou de nouveaux médicaments, empêcher l'application aux patients.
  • Pour finir, la recherche génétique constitue pour nos universités et nos instituts, un domaine de travail important où notre pays tient une position de tête au niveau mondial. Il serait regrettable que les chercheurs suisses soient obligés de se rendre à l'étranger ou de travailler à des projets de moindre importance.

Comité de la Commission médicale de l'Association suisse des hémophiles, Bulletin 94 02.1997

 

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Comité "Génie génétique, un don de la nature"
Le Comité romand "Génie génétique, un don de la nature" salue la décision du Conseil des Etats sur l'initiative dite "pour la protection génétique". Après le Conseil fédéral et le Conseil national, le Conseil des Etats s'est, à son tour, prononcé clairement contre l'initiative populaire. Tous les grands objectifs d'une recherche responsable dans le domaine du génie génétique peuvent être atteints à partir des bases juridiques et des attributions de compétences actuelles: dans les deux Chambres, cette conviction l'a emporté. Il n'est pas nécessaire de décréter des interdictions comme le fait l'initiative.

Le Comité "Génie génétique, un don de la nature" est favorable à une réglementation légale claire de la recherche génétique en Suisse: il souhaite que les lacunes qui subsistent dans la législation soient rapidement comblées et plaide en faveur de l'accélération du processus législatif. Il accueille donc favorablement la motion Gen-Lex acceptée par les deux Chambres et par le Conseil fédéral.

Le Comité "Génie génétique, un don de la nature" regroupe une soixantaine de personnalités des domaines de la médecine, de la recherche et de l'éthique. Son objectif est d'expliquer à la population suisse ce qu'est le génie génétique. Il entend montrer les chances et les perspectives d'avenir qu'offre cette technologie, mais aussi ses limites. Si le génie génétique constitue un espoir pour l'avenir, il fait déjà partie du quotidien de la médecine et de la recherche.

Communiqué - Genève, le 4 mars 1997

 

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