Cancer du sein

Cancer le plus courant chez la femme. Chaque année, il frappe en Suisse 3600 personnes. La science cherche à élucider les mécanismes et les raisons de son développement. Chaque noyau cellulaire contient des gènes stimulant la multiplication de la cellule et d'autres qui l'inhibent. Les protéines issues de l'activité de ces gènes doivent se trouver dans un certain équilibre. Si une nouvelle cellule contient trop des premières, pas assez des secondes ou des versions modifiées de ces protéines, elle devient une cellule précancéreuse. Au cas où ce déséquilibre persiste et s'accentue, la cellule commence à se multiplier de manière incontrôlée et forme bientôt une tumeur. Les cellules tumorales peuvent être transportées par voie sanguine ou lymphatique dans d'autres organes et y former des métastases. On essaie actuellement, sur le modèle de souris transgéniques, de mieux comprendre le processus et de mettre au point des traitements autres que la chimiothérapie et la radiothérapie, pratiquées jusqu'ici après une intervention chirurgicale.

Cinq à dix pour cent de tous les cancers du sein sont héréditaires. Le génie génétique a permis d'identifier jusqu'à maintenant quatre facteurs génétiques qui contribuent de manière décisive au développement de ce cancer. Les femmes issues de familles à risque peuvent sur demande se faire faire une analyse génétique qui les renseignera sur leur prédisposition. Si le test confirme qu'une femme est porteuse de l'un des gènes anormaux, elle pourra commencer à temps la prévention. Des contrôles médicaux réguliers augmentent les chances de dépister assez tôt la maladie et de l'endiguer par une intervention médicale (la plupart du temps chirurgicale).