QUESTIONS-REPONSES

- Est-il vrai que l'initiative dite "pour la protection génétique" ne concerne pas les applications médicales?
- Est-il vrai que la Suisse ne connaît aucune protection contre les manipulations des cellules de la reproduction et des embryons?
- Est-il vrai que l'application de la biotechnologie et du génie génétique est irresponsable du point de vue éthique?
- Est-il vrai que les animaux transgéniques utilisés dans la recherche sont soumis à d'inutiles souffrances?
- Est-il vrai que l'initiative dite "pour la protection génétique" interdirait les aliments génétiquement modifiés ?
- Est-il vrai que les aliments génétiquement modifiés augmenteront le nombre des allergies?
- Est-il vrai que l'initiative ne menace pas la recherche fondamentale?
- Est-il vrai que la législation suisse est insuffisante ?
- Comment introduit-on des gènes dans le maïs?
- Le maïs-Bt n'est-il pas source d'allergies?

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Est-il vrai que l'initiative dite "pour la protection génétique" ne concerne pas les applications médicales?

C'est totalement faux. L'acceptation de l'initiative toucherait directement et indirectement la qualité des soins en Suisse. La recherche médicale et pharmaceutique, le développement et les applications qui en découlent seraient fortement limités. Pratiquement, il serait impossible de poursuivre les recherches en cours sur le cancer, la maladie d'Alzheimer, la sclérose en plaques, le diabète, l'arthrite rhumatoïde, le sida, etc..   

 

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Est-il vrai que la Suisse ne connaît aucune protection contre les manipulations des cellules de la reproduction et des embryons?

C'est absolument faux. En acceptant l'article 24novies de la Constitution, le peuple et les cantons ont refusé les interventions sur les cellules humaines de la reproduction et les embryons. Il est interdit aussi d'introduire du matériel germinal et génétique non humain dans le patrimoine germinal humain ou de fusionner les deux. 

 

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Est-il vrai que l'application de la biotechnologie et du génie génétique est irresponsable du point de vue éthique?

Ce n'est pas vrai, car la biotechnologie et le génie génétique permettent de mettre au point de nouveaux médicaments. Pour de nombreux malades, ces technologies représentent un espoir de guérison. C'est plutôt leur interdiction ou la passivité qui est irresponsable sur le plan éthique et non l'inverse. Il est immoral d'accepter la souffrance humaine alors que la biotechnologie et le génie génétique offrent l'espoir de réduire cette souffrance. Comme il serait immoral de renoncer à des techniques qui permettront d'améliorer la situation alimentaire dans les pays du tiers monde.

 

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Est-il vrai que les animaux transgéniques utilisés dans la recherche sont soumis à d'inutiles souffrances?

La loi suisse sur la protection des animaux limite les expérimentations animales au minimum indispensable. Chaque fois que c'est possible, d'autres méthodes sont préférées. Pour avoir lieu, les expérimentations animales doivent être approuvées, sur la base de critères éthiques, par une commission au sein de laquelle siègent des représentants de la protection des animaux. On utilise des animaux, la plupart du temps des souris ou des rats, lorsqu'il n'y a pas d'autre possibilité, si ce n'est un essai sur l'homme. Dans ces cas, la douleur de l'animal remplace celle de l'homme. Aujourd'hui par exemple, des souris transgéniques sont utilisées dans la recherche sur la maladie d'Alzheimer. Il serait irresponsable d'essayer de nouveaux médicaments ou traitements sur l'homme sans les avoir préalablement testés sur l'animal.

 

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Est-il vrai que l'initiative dite "pour la protection génétique" interdirait les aliments génétiquement modifiés ?

Non. Elle ne parle pas de l'importation d'aliments génétiquement modifiés. La commercialisation de ces aliments dépend de l'Office fédéral de la santé publique qui les autorise à condition qu'ils ne présentent aucun risque pour la santé. Les aliments génétiquement modifiés doivent par ailleurs porter la mention OGM afin que le consommateur soit clairement informé.

 

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Est-il vrai que les aliments génétiquement modifiés augmenteront le nombre des allergies?

Certainement pas. La production de ces aliments fait uniquement intervenir des gènes aux propriétés bien connues, ce qui garantit une appréciation précise du potentiel allergène. Les risques d'allergies peuvent ainsi être écartés avant la commercialisation. Le recours au génie génétique peut même contribuer à éviter certaines allergies. En effet, il permet d'inactiver, voire d'éliminer, des allergènes présents naturellement dans des aliments. En faisant diminuer l'utilisation des pesticides en agriculture, le génie génétique peut aussi contribuer à réduire le risque d'allergies liées à ces produits phytosanitaires.

La production des aliments transgéniques est en tout état de cause mieux surveillée que ne l'a été, par exemple, l'importation de fruits exotiques tels que les kiwis ou les papayes qui renferment des allergènes auxquels les Européens n'avaient jamais été exposés.

 

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Est-il vrai que l'initiative ne menace pas la recherche fondamentale?

Non, c'est faux. L'initiative énonce des interdictions absolues qui provoqueraient la disparition de toute recherche fondamentale utilisant le génie génétique.

En interdisant de modifier génétiquement des animaux pour étudier des maladies humaines encore incurables, elle priverait les chercheurs de moyens indispensables pour trouver des remèdes efficaces à ces maladies. Toutes les recherches de thérapie génique dans les domaines des maladies génétiques, dégénératives ou cancéreuses seraient également interdites puisque la dissémination d'organismes génétiquement modifiés est interdite par l'initiative.

La recherche est faite d'idées originales, d'hypothèses et de leurs vérifications expérimentales. Les résultats échappent à toute planification et sont parfois le fruit du hasard. Donner la preuve de l'utilité de chaque expérience avant de la réaliser, comme l'exige l'initiative, est dès lors impossible. Cela revient à nier l'essence même de la recherche.

 

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Est-il vrai que la législation suisse est insuffisante ?

Non. Le droit actuel couvre déjà de nombreux aspects du génie génétique (denrées alimentaires, protection de l'environnement, par exemple). Le Parlement a cependant demandé au Conseil fédéral d'aller encore plus loin. Grâce à la motion GEN-LEX, les lacunes subsistant dans la législation devraient être comblées rapidement, en matière d'éthique et de protection des animaux notamment.

 

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Comment introduit-on des gènes dans le maïs?

L'introduction des gènes dans le maïs se fait par la méthode des microprojectiles. Des billes d'or microscopiques sont enrobées de la préparation d'ADN contenant les gènes à introduire. Ces particules sont projetées sur les cellules de maïs et pénètrent dans certaines cellules. Elles y libèrent leur ADN qui s'insère dans un chromosome. A partir de ce moment, les gènes insérés font partie intégrante du génome de la cellule et de la plante régénérée à partir de cette cellule. Ils peuvent donc être introduits dans diverses lignées de maïs par croisements sexués, selon les méthodes de sélection classiques. Un hybride de maïs tolérant à la pyrale est obtenu par croisement de deux lignées élites, l'une étant porteuse du gène Bt.

www.novartis.com/agri/newskills/genmodplants.html

 

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Le maïs-Bt n'est-il pas source d'allergies?

Environ 1 à 2% de la population est concerné par des problèmes d'allergie. Les allergènes alimentaires naturels les plus courants se trouvent dans le lait, les oeufs, les arachides, les crustacés, les poissons, les noix, les mollusques, différentes céréales ainsi que dans le haricot. Ces 9 groupes d'aliments sont responsables de plus de 90% des allergies alimentaires. Grâce au génie génétique, il a été possible d'identifier la majorité des gènes qui codent pour les protéines responsables d'allergies et de connaître la structure de ces protéines. Ces structures ont de grandes similarités, ce qui permet aujourd'hui de savoir, connaissant sa structure, si une protéine sera ou non un allergène. C'est ce qui permet de dire que certaines affirmations accusant les aliments préparés à partir d'organismes génétiquement modifiés de provoquer des allergies sont scientifiquement infondées. On peut à l'inverse attendre de la génétique et du génie génétique des outils pour mieux lutter contre les allergies. Au Japon, par exemple, on a pu, grâce à la génétique, débarrasser le riz d'une protéine qui déclenche des allergies. Des médicaments contre l'allergie basés sur le génie génétique sont en cours de développement. Certains sont déjà en cours d'essais cliniques.

Les techniques de génie génétique permettent l'introduction dans un organisme d'un ou d'un petit nombre de gènes connus. Le risque d'allergénicité alimentaire de l'organisme modifié peut donc être aisément testé, et ce bien plus facilement que pour un organisme issu de techniques de sélection traditionnelles qui met en jeu des milliers de gènes. Il est surprenant d'ailleurs que l'opinion publique ne se soit pas préoccupée de risques d'allergies à propos de l'importation de fruits exotiques, par exemple le kiwi ou la papaye, qui contiennent des milliers de protéines. Certaines d'entre elles doivent être des allergènes auxquels les populations européennes n'avaient jamais été exposées auparavant. En comparaison, le maïs-Bt ne contient que deux protéines supplémentaires, qui sont connues et présentes dans notre environnement et nos aliments depuis longtemps.

www.novartis.com/agri/newskills/genmodplants.html

 

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