ACTUALITES SCIENTIFIQUES

Vous mangerez bien quelques nouveaux gènes ?
La Santé est un domaine hypersensible !
Un gène susceptible de protéger les fumeurs
Des Lausannois inventent une bithérapie très efficace contre le cancer
Le génie génétique pénètre le coeur des vignes et des pommiers
Sclérose en plaques: Révolutionnaire, un médicament suisse pour bientôt
Le génie génétique contre le court-noué, maladie de la vigne
Progrès dans le traitement des maladies héréditaires?
Un gène contre la paralysie
Des médicaments tirés du venin de fourmis tueuses
Percée sur le diabète
Les plantes génétiquement modifiées sont peu présentes dans notre pays
L'initiative «pour la protection génétique» inquiète les chercheurs
De l'hémoglobine humaine produite à partir de tabac transgénique
La brebis Dolly n'a rien à voir avec le génie génétique
Les tumeurs malignes de la prostate
On sait désormais le pourquoi de l'agressivité des mélanomes
Maladie de Parkinson
Denrées alimentaires modifiées par génie génétique
Nouvelle Commission fédérale pour la sécurité biologique (CFSB)
La presse en parle...
Les bananes qui vaccinent
L'Allemagne n'a plus peur du génie génétique
La fondation Marcel Benoist a attribué son prix
Des plantes à plastique
Le premier modèle animal
Pruniers et virus

   

 

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Sclérose en plaques: Révolutionnaire, un médicament suisse pour bientôt

par Bernard-O. Schneider

La semaine dernière à San Diego (Californie), à l'occasion du congrès annuel des neurologues américains, une entreprise pharmaceutique suisse, Ares-Serono, a dévoilé la plus vaste étude jamais effectuée sur un médicament destiné à lutter contre la sclérose en plaques. Les résultats sont davantage que probants.

Au terme de l'étude qui vient d'être présentée, il s'avère que l'utilisation de l'interféron bêta-1a recombinant (Rebif R) exerce une action significative sur toutes les caractéristiques principales de la sclérose en plaques de type récidivant/rémittent, la forme la plus répandue de cette maladie.

L'interféron bêta-1a ralentit la progression de l'invalidité, diminue le nombre et la sévérité des attaques, augmente le délai d'apparition des deux premières poussées, de même que le pourcentage des malades ne manifestant aucune attaque.

Mieux. L'interféron béta-1a réduit notablement l'intensité de la maladie et le nombre de lésions actives du système nerveux central telles qu'elles sont observées par imagerie par résonance magnétique. Le profil de tolérance du médicament est élevé.

Un médicament bientôt sur le marché

Ares-Serono a déposé une demande d'enregistrement auprès de l'Agence européenne d'évaluation du médicament. Le produit, conditionné sous forme de seringues auto-injectables, devrait se trouver sur le marché dès le premier semestre 1998. La sclérose en plaques frappe environ 10'000 personnes en Suisse. La maladie se déclare en général entre 15 et 50 ans. Elle affecte deux fois plus les femmes que les hommes.

Produits naturellement par l'organisme, les interférons sont des protéines qui transmettent des messages entre les cellules. Ils jouent un rôle essentiel dans le système immunitaire.

Ares-Serono, une entreprise suisse dont le siège est à Aubonne (VD), produit ce médicament par génie génétique. Il serait possible de le "bâtir" par voie "naturelle", mais en quantité totalement insuffisante.

L'Express, l'Impartial, jeudi 9 octobre 1997

 

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Le génie génétique contre le court-noué, maladie de la vigne

Jean-Marc Neuhaus, professeur, directeur du Laboratoire de biochimie de l'Université de Neuchâtel.

Le recours au génie génétique présente-t-il des avantages par rapport à une stratégie classique de lutte contre le court-noué, maladie de la vigne?

Il n'existe pour l'heure aucun traitement contre le court-noué. La seule stratégie disponible consiste à traiter le sol pour détruire les nématodes. Mais la substance qui était utilisée à cette fin s'est révélée trop toxique et est maintenant interdite.

Le poison se retrouvait dans les fruits?

Non, mais il finit dans la nappe phréatique; à la longue, sa concentration dans l'eau potable aurait pu devenir critique.

Pourquoi donc recourir au génie génétique plutôt qu'aux méthodes classiques de l'élevage pour développer des plantes résistantes?

De nombreuses plantes cultivées peuvent être rendues plus résistantes à des maladies par croisement avec des variétés sauvages. Mais cette méthode n'est pas applicable à la vigne. Les croisements impliquent le transfert de nombreux gènes. Ils aboutissent à des plantes trop différentes du cépage de départ: la qualité du fruit n'est plus la même, celle du vin non plus. L'intervention du génie génétique est chirurgicale, limitée à un petit nombre de gènes qui ont un effet précis, dûment identifié.

Pourtant, à l'heure où l'on encourage la culture biologique, n'est-il pas anachronique de consacrer tant d'efforts à mettre au point une stratégie recourant au génie génétique?

A mon avis, les deux voies sont complémentaires. La production de plantes rendues moins sensibles aux maladies par génie génétique faciliterait aussi la culture biologique, en rendant superflu ou en diminuant l'usage de produits chimiques.

Forum recherche génétique de l'Académie suisse des sciences naturelles (ASSN)

 

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Progrès dans le traitement des maladies héréditaires?

Une équipe de chercheurs américains a, pour la première fois, créé artificiellement un chromosome humain, ouvrant ainsi la porte à de possibles traitements de maladies héréditaires. Les auteurs de ce travail, des généticiens de Case Western Reserve University à Cleveland, dans l'Ohio, ont expliqué que les chromosomes artificiels qu'ils sont parvenus à fabriquer pourraient servir à transporter des gènes thérapeutiques dans l'organisme de personnes atteintes de maladies génétiques.

«Nous pensons que cela pourrait permettre de traiter de très jeunes patients, peut-être même immédiatement après la naissance, de façon que le traitement touche quelques cellules puis s'étende au fur et à mesure que les cellules se divisent et que l'enfant grandit», a indiqué le généticien John Harrington.

L'équipe de Cleveland a assemblé du matériel génétique dans le but d'imiter une portion spécialisée de chromosome impliquée dans la réplication chromosomique. Les structures ont été injectées dans des cellules cultivées en laboratoire, où elles se sont assemblées pour former des chromosomes. Au bout de six mois, soit environ 240 divisions cellulaires, les gènes du chromosome artificiel étaient toujours présents et fonctionnaient chez les cellules filles, ont indiqué les chercheurs.

M. Harrington a précisé que les chromosomes artificiels seraient soumis à des essais sur des animaux dans les six mois avant que des essais cliniques puissent être entrepris sur des humains. En 1979, cette même équipe de Cleveland avait créé pour la première fois des chromosomes artificiels de levure. Par la suite, de nombreuses équipes avaient entrepris la construction de chromosomes artificiels humains mais sans succès.

AFP, 2.4.1997

 

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Un gène contre la paralysie

En faisant appel à la thérapie génique, l'équipe d'Axel Kahn (hôpital Cochin, Paris) est parvenue à augmenter la survie de souris atteintes d'une maladie neuro dégénérative, donc condamnées à mort à brève échéance. Un espoir, s'il se concrétisait chez l'homme, de traiter la sclérose latérale amyotrophique (SLA) et l'amyotrophie spinale infantile (ASI), qui touchent respectivement 5000 et 3000 patients en France et pour lesquelles il n'existe aucun traitement, ni curatif, ni préventif, efficace.

Ces deux maladies se caractérisent par une disparition progressive des motoneurones (cellules nerveuses qui activent les muscles), avec pour conséquence une paralysie généralisée. Pour améliorer la faible efficacité de la protéine naturelle utilisée pour empêcher la dégénérescence de ces neurones (neurotrophine 3), les chercheurs ont greffé le gène qui la code dans des adénovirus (virus à ADN), lesquels ont été injectés dans les muscles de souris malades, juste après la naissance. La protéine a été synthétisée, et les souris ont survécu une soixantaine de jours, soit 50% de plus que les souris non traitées.

Science et Vie, juin 1997

 

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Des médicaments tirés du venin de fourmis tueuses

Particulièrement agressive, la fourmi sauteuse australienne est capable de faire des bonds de 10 centimètres et d'injecter un dard pouvant provoquer un arrêt cardiaque, une insuffisance respiratoire et souvent la mort chez les personnes allergiques à son venin, soit environ 3% de la population australienne. A chaque nouvelle piqûre, les réactions au venin sont plus en plus graves chez les personnes prédisposées, dont beaucoup doivent transporter en permanence des ampoules d'adrénaline administrables par injection. Les fourmis tueuses sont surtout concentrées dans l'île de Tasmanie (sud-est), mais également dans les montagnes de l'Etat du Victoria et la région d'Adélaïde.

Au cours de leurs travaux visant à mettre au point un sérum, les scientifiques australiens ont pu mesurer l'extrême nocivité du venin des fourmis tueuses. »C'est un venin très mauvais, le plus puissant allergène que j'ai vu depuis longtemps», a commenté le Dr Baldo, de l'hôpital royal de Sydney.

Mais les chercheurs ont également eu la surprise de découvrir des vertus curatives potentielles dans le terrible poison. Utilisant une technique de clonage des gènes, ils ont réussi à isoler deux peptides, des substances protéiques. L'une d'elles, capable de tuer des cellules humaines, pourrait être utilisée pour détruire des cellules cancéreuses, en conjonction avec un traitement par chimiothérapie. Le second peptide est un agent hypotensif, capable de faire baisser rapidement la tension. Il pourrait venir en aide aux personnes souffrant de maux cardiaques...

Les recherches sur les deux peptides n'en sont encore qu'au stade préliminaire. «Nous n'aurons pas de résultats avant cinq ou dix ans, si nous devons jamais en avoir», dit-il. Toutefois, »ce sont des pistes fascinantes», ajoute le scientifique.

AP, 27.6.1997

 

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Percée sur le diabète

L'Université de Genève pourrait avoir enfin détecté la cause du diabète. Après deux ans et demi de recherches, telle est la conclusion, encore provisoire, que proposent le Dr Bernard Conrad et le professeur Bernard Mach, deux chercheurs du laboratoire Louis Jeantet, institut rattaché à la faculté de médecine genevoise.

En collaboration avec des collègues de Zurich et, pour la phase finale, des spécialistes de Turin, le Dr Conrad et le professeur Mach ont identifié un nouveau rétrovirus - un virus actif à la surface des cellules - et découvert le «super-antigène» (une protéine) qui, par l'action du rétrovirus, «pervertit» les lymphocytes (des globules blancs qui jouent un rôle important dans le système immunitaire) vraisemblablement impliqués dans le diabète.

Bernard Conrad explique le processus: «Tout le monde possède une certaine quantité de virus endogènes (non infectieux) dans le corps. La plupart du temps, ils ne s'expriment pas. Mais lors d'une susceptibilité génétique, comme c'est le cas des diabétiques, le rétrovirus en question s'accroche à une molécule de la cellule et modifie un antigène qui, dès lors, reconnaît et attaque les cellules du pancréas.» C'est ainsi que l'organe attaqué ne peut plus produire suffisamment d'insuline, pour maintenir une glycémie, ou taux de glucose dans le sang, suffisamment basse.

S'il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives, cette découverte offre des perspectives intéressantes. Non seulement pour les diabétiques, mais également pour les personnes atteintes d'autres maladies auto-immunes endogènes, telles que la sclérose en plaques ou l'arthrite rhumatoïde, qui se répandent dans le corps selon le même principe. «On peut imaginer soit la création d'un vaccin qui désactiverait le superantigène, soit un traitement qui agirait par inhibition», suppose le D, Conrad.

Le Courrier, 25.7.1997

 

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Les plantes génétiquement modifiées sont peu présentes dans notre pays

Vingt-huit variétés de plantes utiles génétiquement modifiées sont autorisées actuellement en Amérique du Nord, en Australie, au Japon et en Europe. De son côté, la Suisse n'en autorise qu'une seule: le soja. C'est ce qui ressort d'une étude du programme prioritaire «Biotechnologie» du Fonds national suisse de la recherche scientifique. Toutes les informations disponibles dans le monde sur les plantes utiles transgéniques ont été rassemblées dans cette étude.

Sont autorisées aujourd'hui, selon les résultats de cette recherche, des variétés génétiquement modifiées des plantes suivantes: colza, coton, courge, endive, maïs, papaye, pomme de terre, soja, tabac, tomate. Des essais en champ précèdent chaque fois la commercialisation des nouvelles variétés. A cette date, quelque 750 essais de ce genre ont été effectués dans l'UE et près de 2500 aux USA, portant sur une cinquantaine de plantes utiles différentes.

La première plante utile transgénique, la tomate Flavr-Savr de longue durée de conservation, fut autorisée en 1994 aux USA. Aujourd'hui, vingt-cinq variétés de plantes génétiquement modifiées sont autorisées dans ce pays où presque 2% du soja (400000 hectares) et 14% du coton (800000 hectares) sont déjà produits au moyen de variétés génétiquement modifiée.

Dans l'UE, quatre variétés - une de chacune des plantes suivantes: maïs, soja, tabac et endive - ont passé à cette date la rampe des formalités d'autorisation. Les autorités suisses n'ont donné jusqu'ici leur feu vert qu'au soja de la société Monsanto, et ceci uniquement pour l'utilisation, et non pour la culture de cette variété tolérante à un herbicide. Concernant les essais en champ, deux seulement ont été autorisés dans notre pays, portant sur des pommes de terre transgéniques.

La Liberté 28.7.1997

 

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L'initiative «pour la protection génétique» inquiète les chercheurs

Elle aurait des conséquences «gravissimes» pour les universités

L'acceptation de l'initiative «pour la protection génétique» aurait des conséquences «gravissimes» pour la recherche universitaire. D'après un sondage de l'Union des sociétés suisses de biologie expérimentale (USSBE), elle remettrait en question plus de 500 projets impliquant près de 2000 chercheurs et doctorants.

Au-delà de ces postes, c'est tout un savoir-faire scientifique qui serait menacé. Les chercheurs suisses seraient contraints de s'expatrier. Dans de nombreux domaines, la médecine ne peut pas se passer du génie génétique, sous peine de faillir à son devoir moral qui est de soigner du mieux qu'elle peut, a relevé l'USSBE.

Ces conclusions ressortent d'une enquête menée en août 1996 auprès de scientifiques de toutes les hautes écoles du pays, en collaboration avec le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNRS). Sur les quelque 3000 personnes interrogées, 800 ont répondu au questionnaire qui leur avait été adressé.

Interdictions néfastes

La principale inquiétude suscitée par l'initiative concerne l'interdiction de produire ou d'acquérir des animaux génétiquement modifiés. Elle rendrait impossible la recherche de thérapies contre des maladies encore incurables.

Cette interdiction frapperait 1717 personnes - collaborateurs scientifiques essentiellement, doctorants et laborantins - engagés dans 442 projets. Près de la moitié (441) de ces chercheurs travaillent dans une université romande.

Le deuxième sujet d'inquiétude porte sur l'interdiction de la dissémination, comme l'emploi de vaccins vivants à base de micro-organismes génétiquement modifiés (utilisés contre la rage notamment) ou les produits découlant de plantes transgéniques.

Cette exigence menacerait directement 194 chercheurs impliqués dans 93 projets.

A coup sûr, la Suisse perdrait la place de pointe qu'elle occupe en comparaison internationale dans la recherche médicale et biologique, a relevé le Dr Peter Mani, spécialiste du génie génétique à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). Un enseignement adapté aux exigences de l'époque ne serait plus possible.

Climat de peur

Le professeur Alex Mauron, de l'unité de bioéthique du centre médical universitaire de Genève, a déploré le climat de peur entretenu par les opposants au génie génétique. Ces derniers ne parlent que des risques de cette nouvelle technique, en oubliant ses avantages. S'il ne faut pas nier ces risques, il convient de se souvenir que la sécurité ne réside pas automatiquement dans l'abstention technologique.

Si elle avait renoncé au génie génétique à ses débuts dans les années 1970, la société aurait été beaucoup plus démunie face aux défis que représentent le sida, les maladies émergentes dans les pays tropicaux et les pathologies du grand âge, a souligné le professeur Mauron. Le droit à la recherche et à la connaissance est une liberté fondamentale. «L'Alleingang moralisateur» des partisans de l'initiative marginaliserait les chercheurs et constituerait un message d'indifférence à l'endroit des patients, selon M. Mauron.

 

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De l'hémoglobine humaine produite à partir de tabac transgénique

Des biologistes français ont déposé une demande de brevet.

Une équipe de biologistes français annonce, dans le dernier numéro de l'hebdomadaire britannique "Nature" (daté du 6 mars), avoir réussi à faire synthétiser de l'hémoglobine humaine par des plants de tabac génétiquement modifiés. Ce travail a été réalisé par une équipe dirigée par Michael C. Marden (unité 299 de l'Inserm) et par Bertrand Mérot (groupe Limagrain). C'est une nouvelle et importante première dans le domaine de la manipulation des patrimoines génétiques végétaux à des fins thérapeutiques.

Cette substance pourrait en effet être alors utilisée dans de nombreuses situations pathologiques caractérisées par des pertes sanguines importantes. Elle ne nécessiterait pas le respect des règles complexes de la compatibilité sanguine et permettrait de prévenir la quasi-totalité des risques infectieux, viraux notamment, inhérents à l'utilisation thérapeutique du sang humain. Dans ce domaine, la mise au point d'un "sang artificiel" a fréquemment été annoncée comme imminente sans que les résultats concrets suivent véritablement. Le résultat des chercheurs français constitue néanmoins une étape importante, et ce même s'ils se refusent à fixer des délais trop rapprochés quant aux premiers essais cliniques qui pourraient être effectués chez l'homme avec cette molécule issue du tabac. Il faut, selon eux, compter un délai de quelques années.

Dans les plants de tabac rendus transgéniques (mais qui continuent d'avoir une apparence totalement normale), les chercheurs annoncent avoir pu détecter de l'hémoglobine dans les graines et les racines de plus de la moitié des plants. Cette hémoglobine humaine et reproduite dans toute sa complexité est fonctionnelle, capable à ce titre de fixer et de libérer l'oxygène. Le travail publié par les deux équipes française et américaine a fait l'objet d'une demande de brevet déposé en copropriété entre l'Inserm et Limagrain.

Le Monde - 07.03.1997

 

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La brebis Dolly n'a rien à voir avec le génie génétique

La brebis Dolly et les deux singes obtenus par clonage n'ont rien à voir avec le génie génétique, mais sont le résultat de nouvelles techniques de procréation en médecine vétérinaire. En Suisse, la Constitution interdit le clonage d'êtres humains et les interventions dans le patrimoine germinal humain.

Pour des raisons éthiques, la société Interpharma rejette catégoriquement le clonage de l'être humain, tout comme elle s'oppose aux interventions dans le patrimoine germinal humain. Le principe de protection de la dignité humaine, posé à l'article 24novies de la Constitution, interdit d'ailleurs le clonage de l'être humain en Suisse.

La nouvelle loi sur la médecine humaine qui se trouve devant le Parlement rejette également le clonage de l'être humain. Ce serait violer la dignité humaine que d'attribuer volontairement un patrimoine génétique à un être qui n'est pas encore né. Tout être humain jouit du droit élémentaire de ne pas être la copie d'un autre individu et d'avoir une personnalité propre et inaliénable.

Le clonage d'animaux comme la brebis Dolly peut être considéré comme une nouvelle forme d'élevage ou de reproduction. Cette technique de procréation ne modifie en rien le patrimoine génétique de l'animal. La brebis Dolly et les singes obtenus par clonage n'ont aucun rapport avec le génie génétique, mais sont le produit de nouvelles techniques de procréation en médecine vétérinaire. La nouvelle méthode de clonage des animaux n'apporte aucun élément essentiel nouveau au débat éthique. Si le clonage d'animaux n'est en Suisse pas interdit, la Constitution impose cependant à la Confédération de tenir compte de "la dignité de la créature et de la sécurité de l'homme, de l'animal et de l'environnement" et de protéger "la multiplicité génétique des espèces animale et végétale". Ce principe est ancré à l'alinéa 3 de l'article 24novies de la Constitution fédérale.

L'initiative dite "pour la protection génétique", sur laquelle le souverain aura à se prononcer, prévoit d'interdire les animaux transgéniques. Elle n'empêcherait pas le clonage d'animaux, car cette technique de procréation ne touche pas leur patrimoine génétique.

En Suisse, la création de Dolly aurait été soumise à autorisation, car il s'agit d'une expérimentation animale. Les clonages d'animaux à des fins expérimentales resteront soumis à autorisation, comme le prévoit l'article 12 de la loi sur la protection des animaux. L'Office vétérinaire fédéral estime que de nouvelles mesures seront nécessaires le jour où le clonage pourra devenir une technique de procréation courante, dans la mesure où il ne cause aucune souffrance à l'animal et où il ne modifie pas son patrimoine génétique. Ce cas pourrait être réglé dans le cadre de la révision de la loi sur la protection des animaux.

Prise de position d'Interpharma

 

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Les tumeurs malignes de la prostate. Quand le cancer est inscrit dans les gènes.

Le cancer de la prostate est, en fréquence, le second cancer chez l'homme, et les urologues estiment que 5 à 10% de ces tumeurs sont d'origine génétique. Ces cancers sont plus précoces que les formes sporadiques. Ils débutent vers 50 ans, voire plus tôt (1). Mais ils ont surtout la caractéristique d'être regroupés dans des familles où plusieurs proches sont atteints: un père et deux frères, par exemple. En tout cas, trois dans la même famille.

Diagnostic génétique

C'est dans cette éventualité que le diagnostic génétique pourrait être intéressant. On estime à un pour cent la probabilité pour un homme dans la population générale d'avoir un cancer de la prostate se manifestant cliniquement au cours de sa vie. La probabilité que deux formes sporadiques se trouvent dans la même famille est de 10%. Mais d'une sur dix, on passe à une sur dix mille lorsqu'on calcule la probabilité que trois formes sporadiques frappent dans une même famille. De tels agglomérats familiaux sont presque certainement liés à la transmission d'une anomalie génétique.

Là peut intervenir le diagnostic génétique ou plutôt pourra, lorsque les gènes seront identifiés. Chez les porteurs du gène de prédisposition, le risque de développer un cancer est de huit sur dix. Un chiffre à rapprocher du risque d'un sur cent dans la population générale. L'idée est donc de proposer un test génétique aux hommes appartenant aux familles à risques. Et de mettre les porteurs du gène de prédisposition sous surveillance intensive à partir de 40 ans. De façon à proposer un traitement qui, s'il est très précoce, apporte la guérison.

(1) Le cancer de la prostate évolue assez lentement, de sorte que la prostatectomie radicale n'est proposée qu'aux hommes qui ont devant eux une espérance de vie supérieure à celle qui donne au cancer le temps d'évoluer.

Le Figaro, 27.11.1996, par le Dr Monique Vigy

 

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On sait désormais le pourquoi de l'agressivité des mélanomes

L'équipe du professeur Jürg Tschopp, de l'Institut de biochimie de Lausanne, vient de faire une découverte majeure. Publiée aujourd'hui dans la revue "Science".

Professeur et chercheur à l'Institut de biochimie de la Faculté de médecine de Lausanne, qui se trouve à Epalinges, le Bâlois Jürg Tschopp aura aujourd'hui le plaisir de lire son article scientifique dans la revue américaine "Science", parue hier: il y décrit l'importante découverte que lui et son équipe ont réalisée et qui explique pourquoi les mélanomes (cancers de la peau) sont si agressifs et pourquoi ils résistent aux lymphocytes T, ces cellules dans le sang dites tueuses parce qu'elles sont armées pour reconnaître un virus dans une cellule et l'éliminer. L'histoire de cette percée est celle d'une guerre fratricide que se livrent les lymphocytes et les mélanomes et qui, pour l'instant, tourne généralement à l'avantage des seconds.

Jürg Tschopp travaille depuis des années sur les lymphocytes. "Mon objectif: faire l'inventaire de l'éventail d'armes dont ils disposent pour tuer les cellules infectées par un virus." C'est lui qui, en 1987, a mis en évidence la première de ces armes, soit la perforine. Il s'agit d'une protéine qui endommage, en la perforant, la membrane de la cellule infectée. Mais l'arsenal des lymphocytes ne se limite pas à cette protéine. En créant, par génie génétique, une souris avec des lymphocytes sans perforine, Jürg Tschopp a constaté que ces derniers conservaient une activité tueuse. C'est alors qu'il a pu mettre en évidence que la molécule "Fas-ligand", décrite précédemment par d'autres équipes, est active dans les lymphocytes. Cette molécule est liée à un récepteur "Fas", c'est-à-dire qu'elle ne peut tuer l'ennemi que s'il est lui aussi doté d'un tel récepteur. Les lymphocytes possèdent à la fois l'arme et son récepteur, c'est pourquoi ils ont également la capacité de s'autodétruire.

24 Heures, 22.11.1996 - F. Bg (avec ATS)

 

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Maladie de Parkinson. Des chercheurs localisent pour la 1ère fois un gène responsable

Un gène susceptible d'être responsable de la majorité des effets de la maladie de Parkinson a pour la première fois été localisé. Cette découverte ouvre la voie à de futurs tests de diagnostic ainsi qu'à des traitements plus performants de cette maladie neurodégénérative.

Cette localisation, sur le chromosome 4, prouve pour la première fois qu'une anomalie génétique, une altération ou une mutation, pourrait être la cause de la maladie. La localisation ne signifie toutefois pas que le gène ait été identifié, soulignent les auteurs d'une étude à paraître dans le magazine "Science".

Le gène coupable a été localisé par des équipes du National Institute of Health, en collaboration avec l'école de médecine Robert Wood Johnson (New Jersey) et l'Institut des sciences neurologiques à Naples (Italie). Cette recherche a été menée sur une famille italienne très nombreuse dont 60 des 592 membres testés sont atteints du Parkinson. "Cette grande découverte nous donne un puissant moyen de comprendre pourquoi les cellules nerveuses meurent et comment les empêcher de mourir. Nous entrons dans une nouvelle ère de la recherche sur la maladie de Parkinson", écrit le docteur Zach Hall, directeur du National Institute of Neurological Disorders and Stroke-NINDS.

La Liberté, 15.11.1996 - AFP

 

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Denrées alimentaires modifiées par génie génétique. Le DFI fixe la procédure d'autorisation

Le Département fédéral de l'Intérieur (DFI) a fixé par voie d'ordonnance la procédure d'autorisation des denrées alimentaires, additifs et auxiliaires technologiques génétiquement modifiés ou issus du génie génétique. Ladite ordonnance entrera en vigueur le 1er décembre 1996. Elle se fonde sur la nouvelle ordonnance sur les denrées alimentaires, mise en vigueur le 1er juillet 1995, laquelle charge le DFI de fixer la procédure d'autorisation.

La loi du 9 octobre 1992 sur les denrées alimentaires dispose que le Conseil fédéral peut restreindre ou interdire les procédés de génie génétique pour la fabrication ou le traitement des denrées alimentaires lorsque tout danger ne peut être exclu selon l'état des connaissances scientifiques. Dans l'ordonnance du 1er mars 1995 sur les denrées alimentaires, le Conseil fédéral a défini plus précisément ce que sont les produits génétiquement modifiés et prescrit que ceux-ci sont soumis à une autorisation délivrée par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) s'ils sont destinés à être remis au consommateur. L'ordonnance qui vient d'être arrêtée fixe non seulement la procédure d'autorisation mais aussi les exigences auxquelles toute demande d'autorisation doit satisfaire sur les plans scientifique et du contenu. Parmi ces exigences figurent l'obligation de faire renouveler l'autorisation et d'informer sur les techniques d'identification et de détection des organismes génétiquement modifiés (OGM). Ce qui permet aux autorités de disposer, de manière ciblée et à moindres frais, d'une méthode d'analyse permettant de détecter des produits OGM ou d'en développer une facilement. Cette méthode permet de suivre les produits sur le marché.

Communiqué de presse, Département fédéral de l'Intérieur, Berne, 22.11.1996

 

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Nouvelle Commission fédérale pour la sécurité biologique (CFSB). Sécurité et génie génétique

Le Conseil fédéral a nommé pour le 1er janvier 1997 une nouvelle commission chargée de conseiller les autorités en matière de sécurité biologique. La "Commission fédérale pour la sécurité biologique" (CFSB) comprendra 16 membres provenant des hautes écoles, de l'industrie et des organisations de protection de l'environnement et de défense des consommateurs. La composition de la CFSB assure la représentation de tous les intérêts en présence, ainsi que la prise en compte des connaissances approfondies en génie génétique, en écologie et en médecine.

La Commission fédérale pour la sécurité biologique aura pour tâche principale de conseiller le Conseil fédéral et les services qui lui sont subordonnés dans la préparation d'ordonnances d'application de la loi sur les épidémies et de la loi sur la protection de l'environnement. Il s'agit en particulier d'une future ordonnance sur l'utilisation en milieu confiné d'organismes génétiquement modifiés ou pathogènes (laboratoires et installations de production), ainsi que d'une ordonnance sur la dissémination d'organismes génétiquement modifiés. La CFSB pourra également être consultée quant à la protection des travailleurs concernés et au sujet de l'ordonnance sur les accidents majeurs. D'autres tâches lui incomberont vraisemblablement dès le milieu de l'année 1997, avec l'entrée en vigueur des modifications apportées à la loi sur les épidémies et à la loi sur la protection de l'environnement. La Commission devra par exemple être obligatoirement consultée pour les autorisations à obtenir pour mener des expériences en milieu ouvert avec des organismes génétiquement modifiés, ou pour mettre en vente un produit qui comprendrait de tels organismes.

Communiqué de presse, Berne, 20.11.1996

 

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La presse en parle...

Le 19 novembre 96, le comité "Génie génétique, un don de la nature"se présentait à la presse. Objectif: sauver la recherche, menacée d'interdiction par l'initiative dite "pour la protection génétique", soumise au peuple l'an prochain, ou en 1998. Convaincus de la nécessité d'une information approfondie, les scientifiques se lancent dans la bataille.

Interview du professeur Francis Waldvogel, président du Conseil des Ecoles polytechniques et chef de la médecine interne à l'Hôpital universitaire de Genève.

LNQ: Pourquoi vous engagez-vous contre l'initiative?

Francis Waldvogel: Elle représente un danger pour toute la recherche dans les hautes écoles et les universités. Elle a d'autant plus de succès que les gens méconnaissent la génétique.

Les scientifiques n'ont-ils pas leur part de responsabilité si la campagne est aussi émotionnelle?

Oui. Si la science biomédicale a aujourd'hui une aussi mauvaise réputation, c'est que les chercheurs n'ont pas assez fait d'efforts de vulgarisation. Jusqu'ici, rien ne les y poussait. Aujourd'hui, beaucoup ont pris conscience du puissant soutien dont jouit cette initiative en Suisse alémanique mais aussi en Suisse romande. C'est d'ailleurs la première fois que nous sommes aussi nombreux à nous mobiliser pour défendre la recherche.

Comment allez-vous vous y prendre?

Le plus difficile, évidemment, c'est de convaincre les gens que la vache folle, la génétique et le nucléaire n'ont rien à voir. Ce type de réflexe dépasse largement le cadre de l'initiative. L'homme a peur de la société dans laquelle il vit, il manque de repères. Tout progrès devient terrifiant, même ce qui est à l'évidence nécessaire. On sait par exemple qu'une femme sur neuf va développer un cancer du sein. Grâce au test génétique, on pourrait intervenir très tôt, en sondant le patrimoine héréditaire. Pourtant, nous sentons déjà de fortes résistances: les gens pensent automatiquement catalogage, fichage. Notre seul moyen de lutter est de parler, de donner un maximum d'informations.

Le Nouveau Quotidien, 20.11.1996

 

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Les bananes qui vaccinent

Une variété modifiée génétiquement contient dans sa pulpe un antigène du virus de l'hépatite B. "Dix hectares de bananiers suffiraient pour vacciner tous les petits Mexicains de moins de 5 ans", affirme une étude parue dans le New Scientist.

Face au défi que représente le coût de la vaccination des enfants dans les pays en voie de développement, les chercheurs américains ont peut-être trouvé la solution... dans les bananes, annonçait le New Scientist dans son édition du 21 septembre 1996.

Selon les chercheurs, le prix d'une dose de vaccin-banane ne reviendrait qu'à quelques centimes, alors que le vaccin classique contre l'hépatite B coûte entre 100 et 200 francs. "Dix hectares de bananiers suffiraient pour vacciner tous les petits Mexicains de moins de 5 ans", affirme Charles Arntzen au New Scientist. Selon eux, le fruit pourrait tout aussi bien véhiculer des vaccins contre la diarrhée - des expériences sont déjà en cours -, la poliomyélite, la fièvre jaune, la rougeole ou la diphtérie.

Le Nouveau Quotidien, 15.10.1996

 

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L'Allemagne n'a plus peur du génie génétique

Le ministre de la recherche, Jürgen Rüttgers veut faire de son pays le numéro un européen de la "biogénétique" et de la "biotechnologie" et défier le Japon et les Etats-Unis

La "biogénétique" et la "biotechnologie" - comme on appelle ici le génie génétique - européennes dépasseront bientôt celles du Japon et se mesureront avec la concurrence américaine, nous assure M. Rüttgers. Dans cette course, l'Allemagne aspire, avoue-t-il, à prendre la tête du peloton européen: "En Europe et pas seulement en Allemagne, nous serons obligés de définir dans quel pays on installera les centres de recherche et de production génétiques. Qui veut faire carrière dans le spatial va à Toulouse. L'Angleterre a son marché financier dans la City. Pour la stabilité monétaire, on a fait confiance à Francfort où siègera la Banque centrale européenne. Et pour la recherche, je veux créer chez nous les conditions optimales. En 2000, la carte complète du génome humain sera établie, nous assure-t-on. Nos laboratoires et notre industrie préparent donc déjà les produits qui en découleront. Il faut passer plus vite de la recherche au produit que les Japonais."

Le Figaro, 25.10.1996

 

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La fondation Marcel Benoist a attribué son prix

Présidée par la conseillère fédérale Ruth Dreifuss, la fondation Marcel Benoist a attribué son prix 1996 de 75'000 francs au docteur Bernard Rossier, professeur de pharmacologie à l'Université de Lausanne. Remise le 31 octobre dans la capitale vaudoise, la plus ancienne distinction scientifique suisse couronne des travaux concernant l'échange de sel à travers la membrane cellulaire, un processus essentiel pour tous les êtres vivants afin de maintenir l'équilibre de l'eau et des minéraux dans l'organisme. Ces recherches mettent également en évidence l'intérêt des techniques du génie génétique. Au Département fédéral de l'Intérieur, on indique volontiers que le parcours du professeur Bernard Rossier illustre le débat sur la fameuse initiative "pour la protection génétique". Avant d'aboutir à des applications cliniques, ce type de recherche fondamentale a utilisé des animaux transgéniques comme technique et non comme un but en soi. De plus, il eût été difficile de justifier à l'avance le résultat, comme l'exige l'initiative. (Sat)

TXT-Diffusion, Maurice Satineau, 29.10.1996

 

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Des plantes à plastique. Interdit menaçant

La graine de colza ou d'un autre oléagineux capable de produire du plastique n'est pas celle qui se sème actuellement. Elle est transgénique. Elle a donc été manipulée en laboratoire - et en l'occurrence "dopée" à la bactérie - pour répondre à sa nouvelle fonction. Si l'initiative "pour la protection génétique", sans doute soumise au peuple en 1997, passe la rampe, ce genre d'opération sera interdit. Et un scientifique comme Yves Poirier devra mettre la clé sous le paillasson et aller chercher ailleurs qu'en Suisse. Cette perspective l'inquiète énormément. Selon lui, les techniques génétiques poursuivent les mêmes buts que les changements obtenus par croisements de végétaux. Elles accélèrent seulement ce mouvement vers des fruits et légumes plus gros, plus fermes ou encore plus résistants aux insectes. "Le maïs d'aujourd'hui ne ressemble pas à celui d'il y a deux cents ans. Et le consommateur ne s'émeut pas, outre mesure, de cette transformation de la nature", constate-t-il.

Le Matin, 24.06.1996

 

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Une souris mutante pour comprendre la maladie d'Alzheimer

La recherche sur la maladie d'Alzheimer fonde de nouveaux espoirs sur une souris transgénique "conçue" par des chercheurs de l'Université du Minnesota aux Etats-Unis, en collaboration avec d'autres centres de recherche. "Il s'agit du premier modèle animal montrant que les plaques et le déficit des fonctions cognitives sont liés. Des tests plus poussés vont sans doute nous permettre de mieux cerner cette relation qu'il nous faut connaître pour le développement de nouveaux médicaments efficaces", déclare le docteur Stephen Snyder, directeur du programme d'étiologie de l'Alzheimer au National Institute of Health, (Institut national de la santé). La souris transgénique "va être très utile pour étudier les causes de la maladie d'Alzheimer et tester d'éventuels traitements médicamenteux", renchérit le docteur Zaven Khachaturian, directeur de l'Institut de recherche Ronald et Nancy Reagan qui fait partie de l'Alzheimer Association. Plus de 4 millions d'Américains, dont l'ancien président Ronald Reagan, souffrent de cette maladie neurologique dégénérative.

Le Figaro, 07.10.1996

 

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